"Jour après jour la boite à jours se vide...
Qu'est-ce qui va rester de nous ?"

-Maxime Le Forestier-
Ce blog est une manière de garder trace,
même si la trace pâlit, s'estompe,
et finira un jour par s'effacer.

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Mercredi 10 septembre 2008

Appel autour de la venue de Benoit XVI en France du 12 au 15 septembre.

Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l’idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.

En tant que chef d’un État, Benoît XVI ne mérite guère l’enthousiasme d’une démocratie laïque et égalitaire.
À la tête d’un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l’Organisation de la Conférence islamique.

En tant que leader religieux, Benoît XVI est un pape ultraconservateur et liberticide. Sa vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l’Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l’esprit moderniste de Vatican II. Il n’y a vraiment pas là matière à révérence. Mais c’est l’affaire des croyants.

En tant que citoyens laïques, notre vigilance est ailleurs. Nous tenons à profiter de cette visite en France pour dire et redire notre refus de la « laïcité positive », un terme utilisé par Benoît XVI puis revendiqué par Nicolas Sarkozy, dans son livre « La République, les religions et l’espérance », et plus encore dans ses discours présidentiels de Latran et Ryad.

Comme l’immense majorité des Français, nous sommes attachés à la laïcité sans adjectif. C'est à dire à une laïcité qui distingue bien la sphère de la puissance publique de la société civile et de la sphère privée. Cette séparation tient sagement à distance le politique du religieux, dans l’intérêt des deux.

Nous refusons l’évolution de cette laïcité vers une religion civile à l’américaine, le subventionnement public des lieux de culte, ainsi que l’assouplissement de la vigilance envers les sectes.

Nous appelons au contraire à une vigilance vis-à-vis de tous les intégrismes. Cette vigilance passe par une revalorisation du lien social sur un mode laïque, un soutien aux associations de quartier luttant pour le vivre ensemble et la défense de l’école publique. Nous le disons sans détour : dans la transmission des principes de la République, le curé, le pasteur, le rabbin ou l’imam ne pourront jamais remplacer l’instituteur.

Nous ne pensons pas, comme le chef de l’État, que le plus grand mal des banlieues soit d’être devenues des « déserts spirituels », mais d’être devenues des ghettos souffrant d’un ascenseur social bloqué, de la flambée des prix immobiliers, du recul des services publics et du manque de mixité sociale.

Nous n’avons pas la prétention de croire, comme lui, que « Dieu est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme ». Mais nous sommes sûrs d’une chose, pour fondamentale qu’elle soit, la question spirituelle ne nous semble pas relever des missions du chef de l’État, dont le rôle est plutôt de s’occuper de la question sociale.

Si le catholicisme fait incontestablement partie du patrimoine culturel de la France, la France n’est plus la « fille aînée de l’Église » depuis quelques siècles déjà, mais une République séparée des Églises. Son objectif n’est pas de veiller à ce qu’un plus grand nombre de Français croient mais vivent mieux, toujours plus libres et plus égaux, ensemble. Telle devrait être la mission que se fixe un président de la République. Telle est notre espérance.

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par Denis publié dans : Politique communauté : Religions en toute liberté
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Mercredi 9 avril 2008
C'est le flambeau de la Déesse de la liberté, cette éphémère statue de polystyrène que les étudiants chinois au printemps 1989 avaient érigée sur la place Tian'an men et qui termina sous les roues des chars.
A l'époque, certains commentateurs mi-cyniques mi-fatalistes écrivirent suite aux massacres que les démocraties occidentales protesteraient bien sûr, mais que cela n'irait jamais plus loin compte tenu de la puissance du marché que représentait déjà la Chine et que les dirigeants chinois le savaient pertinemment.
A l'époque c'était leur propre peuple et leur propre jeunesse que les oligarques chinois faisaient massacrer par l'armée. Aujourd'hui ce sont les tibétains que les dirigeants chinois d'aujourd'hui considèrent comme faisant partie de leur peuple puis qu'ils considèrent le Tibet comme partie intégrante de la Chine. Bien entendu, les tibétains ne se considèrent pas tout à fait comme des chinois ordinaires et c'est bien une des origines des remous actuels.

Hier comme aujourd'hui il y a une élite dirigeante cramponnée, tétanisée sur les leviers du pouvoir qui ne sait qu'user de la force armée et de la répression la plus violente pour maintenir sa position à la tête d'une prétendue république qui n'a de populaire que le nom. C'est devant cette dictature violente et sanguinaire que le CIO et les entreprises transnationales qui sponsorisent le sport-spectacle la main dans la main avec les grands réseaux médiatiques viendront s'incliner bien bas et faire la révérence en juillet prochain.
Pauvres athlètes et pauvre Pierre de Coubertin l'esprit olympique est bien mort et j'ai cité dans ma phrase précédente ses fossoyeurs qui ne sont plus aujourd'hui que les gardiens de sa dépouille empaillée.

par Denis publié dans : Politique
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