"Jour après jour la boite à jours se vide...
Qu'est-ce qui va rester de nous ?" -Maxime Le Forestier-
Ce blog est une manière de garder trace,
même si la trace pâlit, s'estompe,
et finira un jour par s'effacer.
C'est le flambeau de la Déesse de la liberté, cette éphémère statue de polystyrène que les étudiants chinois au printemps 1989 avaient érigée sur
la place Tian'an menet qui termina sous les roues des chars. A l'époque, certains commentateurs mi-cyniques mi-fatalistes écrivirent suite aux massacres que les démocraties occidentales protesteraient bien sûr, mais que cela
n'irait jamais plus loin compte tenu de la puissance du marché que représentait déjà la Chine et que les dirigeants chinois le savaient pertinemment. A l'époque c'était leur propre peuple et leur propre jeunesse que les oligarques chinois faisaient massacrer par l'armée. Aujourd'hui ce sont les tibétains que les
dirigeants chinois d'aujourd'hui considèrent comme faisant partie de leur peuple puis qu'ils considèrent le Tibet comme partie intégrante de la Chine. Bien entendu, les tibétains ne se
considèrent pas tout à fait comme des chinois ordinaires et c'est bien une des origines des remous actuels.
Hier comme aujourd'hui il y a une élite dirigeante cramponnée, tétanisée sur les leviers du pouvoir qui ne sait qu'user de la force armée et de la répression la plus violente pour maintenir sa
position à la tête d'une prétendue république qui n'a de populaire que le nom. C'est devant cette dictature violente et sanguinaire que le CIO et les entreprises transnationales qui sponsorisent
le sport-spectacle la main dans la main avec les grands réseaux médiatiques viendront s'incliner bien bas et faire la révérence en juillet prochain.
Pauvres athlètes et pauvre Pierre de Coubertin l'esprit olympique est bien mort et j'ai cité dans ma phrase précédente ses fossoyeurs qui ne sont plus aujourd'hui que les gardiens de sa dépouille
empaillée.