Samedi 26 avril 2008
J'aime la Science-Fiction depuis que je suis en âge de lire. Sous toutes ses formes, cinématographique ou littéraires, bande dessinée y compris elle participe à mes
moments de détente et j'y trouve une source toujours renouvelée de réflexion sur le monde, nos sociétés humaines et leurs évolutions.
Orson Scott Card est un écrivain
célèbre, américain et mormon d'origine, un maître du genre dont l'une des oeuvres majeures est la "saga d'Ender". Dans le
deuxième tome de la série, "La voix des morts", on trouve ceci :
C'est pour ce genre de pépite que j'aime la SF. Parce que ça invite à réfléchir et à se demander si nous aussi, à notre manière nous ne nous référons pas à une sorte de hiérarchie de l'exclusion. Surtout, on peut se demander si fonctionner dans ses relations aux autres avec une telle grille de classement est pertinent. Certains, qui préfèrent leur cousin à leur voisin et leur voisin à un étranger (à condition que le voisin ait la même couleur de peau que la leur) abusent franchement à mon sens d'une forme perverse de hiérarchie de l'exclusion.
J'aimerais pour conclure laisser parler O.S. Card par l'entremise de son personnage principal, qui dit ceci en exergue au premier chapitre :
Qu'attendons-nous pour reconnaitre au moins les chimpanzés et les dauphins comme raman ?
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La langue scandinave définit quatre types d'étrangers. Le premier est celui qui vient d'ailleurs , ou utlänning, l'étranger que
nous considérons comme un être humain, mais qui vient d'un autre pays ou d'une autre ville. Le deuxième type est le framling.(...) C'est l'étranger que nous considérons comme
humain mais qui vient d'une autre planète. Le troisième est le raman, l'étranger que nous considérons comme humain mais qui appartient à une autre espèce. Le quatrième type, le
varelse, recouvre ce qui nous est véritablement étranger et s'applique à tous les animaux, avec qui la conversation n'est pas possible. Ils vivent mais ne peuvent saisir les causes
ou les objectifs qui les font agir. Peut-être sont ils intelligents, peut-être sont ils conscients, mais nous ne pouvons pas le savoir. |
C'est pour ce genre de pépite que j'aime la SF. Parce que ça invite à réfléchir et à se demander si nous aussi, à notre manière nous ne nous référons pas à une sorte de hiérarchie de l'exclusion. Surtout, on peut se demander si fonctionner dans ses relations aux autres avec une telle grille de classement est pertinent. Certains, qui préfèrent leur cousin à leur voisin et leur voisin à un étranger (à condition que le voisin ait la même couleur de peau que la leur) abusent franchement à mon sens d'une forme perverse de hiérarchie de l'exclusion.
J'aimerais pour conclure laisser parler O.S. Card par l'entremise de son personnage principal, qui dit ceci en exergue au premier chapitre :
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Comme nous ne sommes pas encore tout à fait habitués à l'idée que les habitants du village voisin sont aussi humains que nous, il est
présomptueux à l'extrème de supposer que nous pourrons un jour considérer des créatures sociales, utilisant des outils et issues d'une évolution distincte de la nôtre non comme des
animaux mais comme des frères, non comme des rivaux mais comme des compagnons de pélerinage sur le chemin du sanctuaire de l'intelligence.
Néanmoins, c'est ce que je vois, ou espère voir. La différence entre raman et varelse n'est pas inhérente à la créature qui est jugée
mais à celle qui juge. Lorsque nous déclarons qu'une nouvelle espèce est ramane, cela ne signifie pas qu'elle a franchi le seuil de la maturité morale, cela signifie que nous
l'avons franchi.
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Qu'attendons-nous pour reconnaitre au moins les chimpanzés et les dauphins comme raman ?
par Denis
publié dans :
Réflexions
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♦ Lecture pour tous ♦
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