Dimanche 9 octobre 2011
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David Périé L'eternité de la pente par david_perie
Un chanteur que j'ai connu alors que nous fréquentions le même salon de discussion sur IRC le
salon #!livres! de wanadoo/voila avant qu'orange ne reprenne tout cela... C'était il y a longtemps, une autre époque.
Bref, je vous invite à écouter cette belle chanson et à en savourer les paroles comme l'interprétation.
Par Denis
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Publié dans : Chansons
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Samedi 8 octobre 2011
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Rêves
de Gloire est un roman de Roland C. Wagner, édité chez l'Atalante dans la collection "La Dentelle du Cygne",illustration de couverture de Gilles Francescano.
C'est un pavé de 14,5 x 20 x 5,2 cm environ, contenant pas loin de 700 pages d'une lecture passionnante.C'est une uchronie qui part du point de divergence suivant : Le Général de Gaulle n'est pas passé par le Petit-Clamart où il a échappé de
justesse à un attentat mais par la Croix de Berny où il est mort dans l'attentat qui le visait. Toute l'histoire de la France et surtout de l'Algérie en ont été bouleversées...
C'est aussi un livre qui parle de la "Gloire" et d'un obscur groupe de rock psychédélique algérois (ou oranais je ne me souviens pas) appelé les "Glorieux
Fellaghas". La "Gloire" est une substance psychodysleptique apportée en France par un certain Tim un certain été vers la fin des années 50 (ou début des sixties ?) à Biarritz (!) Tout le monde
aura reconnu le LSD et Timothy Leary son chantre dans notre trame historique. Dans la trame historique alternative
du roman il y a aussi des "vautriens" genre de beatniks à la française avec une bonne louche d'autogestion, bref une relecture décalée de l'histoire de l'Algérie et de la France immensément plus
riche que la mince esquisse que je vous en donne ici.
C'est un livre qui, pour ce qui est de la construction et du style adopte la technique des mosaïques, proche de la "méthode d'Innis" que décrit McLuhan cité par John Brunner au tout début [contexte 0] de "Tous à Zanzibar". On est emporté par une succession de personnages nous apportant chacun à leur tour leur éclairage particulier sur cette
histoire alternative.
C'est un livre, pour résumer mon sentiment à son sujet, formidable, monstre, débordant et passionnant, fourmillant de sous-histoires comme celle du disquaire
d'occasion à la recherche d'un disque rarissime (des Glorieux Fellaghas justement) et qui semble être fatal à tous ceux qui l'approchent. Un livre à lire, voire à relire, à savourer. Un livre qui
dans l'oeuvre de Roland Wagner est à ranger sur la première étagère, bien en vue à côté du Chant du
Cosmos...
Par Denis
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Publié dans : Science-fiction
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Vendredi 7 octobre 2011
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14:46
Votez pour la démondialisation aux primaires socialistes !
Démondialiser c'est relocaliser l'économie, aux diférentes échelles géographiques et administratives.
C'est reprendre en main l'économie politiquement et démocratiquement.
C'est pourquoi je vais voter
Montebourg
Par Denis
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Publié dans : Politique
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Vendredi 9 septembre 2011
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05:00
J'aime la Science-Fiction depuis que je suis en âge de lire. Sous toutes ses formes, cinématographique ou littéraires, bande dessinée y compris elle participe à mes
moments de détente et j'y trouve une source toujours renouvelée de réflexion sur le monde, nos sociétés humaines et leurs évolutions.
Orson Scott Card est un écrivain célèbre,
américain et mormon d'origine, un maître du genre dont l'une des oeuvres majeures est la "saga d'Ender". Dans le deuxième tome
de la série, "La voix des morts", on trouve ceci :
La langue scandinave définit quatre types d'étrangers. Le premier est celui qui vient d'ailleurs , ou utlänning, l'étranger que
nous considérons comme un être humain, mais qui vient d'un autre pays ou d'une autre ville. Le deuxième type est le framling.(...) C'est l'étranger que nous considérons comme
humain mais qui vient d'une autre planète. Le troisième est le raman, l'étranger que nous considérons comme humain mais qui appartient à une autre espèce. Le quatrième type, le
varelse, recouvre ce qui nous est véritablement étranger et s'applique à tous les animaux, avec qui la conversation n'est pas possible. Ils vivent mais ne peuvent saisir les causes
ou les objectifs qui les font agir. Peut-être sont ils intelligents, peut-être sont ils conscients, mais nous ne pouvons pas le savoir.
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C'est pour ce genre de pépite que j'aime la SF. Parce que ça invite à réfléchir et à se demander si nous aussi, à notre manière nous ne nous référons pas à une
sorte de hiérarchie de l'exclusion. Surtout, on peut se demander si fonctionner dans ses relations aux autres avec une telle grille de classement est pertinent. Certains, qui préfèrent leur
cousin à leur voisin et leur voisin à un étranger (à condition que le voisin ait la même couleur de peau que la leur) abusent franchement à mon sens d'une forme perverse de hiérarchie de
l'exclusion.
J'aimerais pour conclure laisser parler O.S. Card par l'entremise de son personnage principal, qui dit ceci en exergue au premier chapitre :
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Comme nous ne sommes pas encore tout à fait habitués à l'idée que les habitants du village voisin sont aussi humains que nous, il est
présomptueux à l'extrème de supposer que nous pourrons un jour considérer des créatures sociales, utilisant des outils et issues d'une évolution distincte de la nôtre non comme des
animaux mais comme des frères, non comme des rivaux mais comme des compagnons de pélerinage sur le chemin du sanctuaire de l'intelligence.
Néanmoins, c'est ce que je vois, ou espère voir. La différence entre raman et varelse n'est pas inhérente à la créature qui est jugée
mais à celle qui juge. Lorsque nous déclarons qu'une nouvelle espèce est ramane, cela ne signifie pas qu'elle a franchi le seuil de la maturité morale, cela signifie que nous
l'avons franchi.
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Qu'attendons-nous pour reconnaitre au moins les chimpanzés et les dauphins comme raman ?
Par Denis
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Publié dans : Réflexions
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Dimanche 4 septembre 2011
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05:24
Après une interruption d'un an (!), ce blog redémarre.
Pour combien de temps pourriez vous demander ?
À quoi je répondrai : on verra bien, mais ne vous inquiétez pas, si vous aimiez les sujets traités précédemment, et partagez mes intérêts multiples et éclectiques
pour la littérature de SF, la lecture en général, la philosophie amateur, les religions et leur critique, la lecture, la politique, l'écologie et le développement soutenable (ou "durable"), la
chanson et j'en passe, vous risquez fort de ne pas trop être déçus.
A quel rythme verra-t-on de nouveaux articles paraître ?
Je ne peux vous faire qu'une promesse : le rythme sera irrégulier. Toutefois ceux qui me
connaissent le savent, je suis souvent lent et ma manière de vivre le temps est particulièrement élastique aussi vous pouvez vous attendre tantôt à un rythme bi- ou tri-hebdomadaire (là je suis
hyper-optimiste) comme bimestriel voire trimestriel ! Plus probablement ce sera entre les deux... jusqu'à la prochaine pause.
En attendant pour vous mettre l'eau à la bouche, le prochain article (publication prévue ce soir ou demain) sera consacré à un roman récent de SF et ce sera ma
contribution à la rentrée littéraire.
Par Denis
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Publié dans : Continuité
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