Tempus fugit

"Jour après jour la boite à jours
se vide...
qu'est-ce qui va rester de nous ?"
-Maxime Le Forestier-

Ce blog est une manière de garder trace, même si la trace pâlit, s'estompe et finira un jour par s'effacer.

En ce moment je lis :


 - Fight Club
de Chuck Palahniuk

- Storytelling, la machine
à fabriquer des histoires et
à formater les esprits
de Christian Salmon

Lectures à venir :

- L'Homme, le Bien, le Mal
d'Axel Kahn
et Christian Godin

- L'Esprit des Lumières
de Tzvetan Todorov


Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 14:34
Cette chanson fait partie de mes préférées. Elle est parue initialement sur l'album "Sage" sorti en 1978. Je l'ai entendue en concert quelques années plus tard un 25 février si ma mémoire est bonne, à Douala au Cameroun.



Je suis heureux d'avoir l'occasion de la partager ici avec vous. Écoutez et savourez les paroles je ne vous demande rien de plus.


Sourire aux larmes,
Trouver du charme
Au fond du soir pourri qui mène à la mort.
Viens ma dormeuse
Dans la berceuse
Que je te chanterai et que je cherche encore.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Pas de suicide,
Pas de morbide,
Pas l'ombre d'un regret ou d'un désespoir,
Pas l'ombre d'une
Tache à la lune,
D'un mauvais souvenir ou d'un plaisir au noir.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.
 
Quand la peinture
Sera nature,
Quand on verra fleurir aux murs en chaleur
Tous les délires
Des sans-écrire,
Des affamés de l'âme, des fous de la couleur.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.
 
Quand, dans ses tripes,
Un pauvre type
Aura enfin trouvé, taillé dans du bois
La chanson belle,
Universelle
Qui l'aura fait content, mais qui sera de moi.
 
Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Quand ne claironne-
Ra plus personne,
Au nom du bien, du mal, du roi ou de Dieu,
Qu'on pourra faire
Un tour de terre
Sans pleurer, sans vomir, sans se fermer les yeux.
 
Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Que je te touche,
Que je te couche
Et retrouver l'amour qu'on fait à quinze ans,
Alors ma tendre
Tu vas entendre
Pour la première fois, on peut faire un enfant.

Et puis quitter ce monde en regrettant un peu.
Et puis quitter ce monde, heureux.

Maxime Le Forestier
Par Denis - Publié dans : Chansons
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 17:23

Le Center for inquiry (CFI http://www.centerforinquiry.net/ ) est une organisation internationale consacrée à la promotion et la défense de la science, de la raison et du libre examen dans tous les domaines de l'activité humaine. Il s'attache à répandre dans le grand public la compréhension de la méthode scientifique. Il fédère, sous l'impulsion du philosophe Paul Kurtz, quatre grandes organisations : le Committee for Skeptical Inquiry (CSI http://csicop.org/) centré sur le champ des sciences et des pseudo-sciences, le Council for Secular Humanism (CSH http://www.secularhumanism.org/ ) qui promeut le naturalisme philosophique et la laïcité, la Commission for Scientific Medicine and Mental Health (CSMMH http://www.csmmh.org/ ) qui s'emploie à l'examen scientifique des médecines alternatives non prouvées et des différentes formes de thérapies mentales et le Committee for the Scientific Examination of Religion (CSER http://www.centerforinquiry.net/cser ). L’Association Française pour l’Information Scientifique ( AFIS http://www.pseudo-sciences.org ) fait partie du réseau international du CSI.
Par Denis - Publié dans : Spiritualité & Religions - Communauté : Religions en toute liberté
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 17:19

Devant un parterre d'intellectuels ébahis et sans la moindre réaction critique, Benoît XVI a tenu trois propos qui scandalisent le philosophe (incroyant, il est vrai) que je suis. Affirmer, d'abord, qu'"une culture purement positiviste serait une capitulation de la raison" n'a aucun sens. Cette culture qui est visée, la culture scientifique, n'a pu au contraire se développer qu'en s'appuyant sur une raison qui a fait abstraction des croyances religieuses dans tous les domaines qu'elle a su peu à peu conquérir : la nature inanimée, le vivant, l'homme.

Et à chaque fois elle a rencontré l'opposition de la religion : Galilée a été condamné pour avoir contredit le géocentrisme de la Bible, Darwin pour avoir affirmé l'évolution des espèces contre le créationnisme - et ce n'est que récemment que l'Eglise l'a partiellement admise (elle en exclut l'esprit humain) ; enfin, on ne peut pas dire que la découverte freudienne de l'inconscient et de l'importance de la sexualité dans la construction de la personnalité humaine soit intégrée à l'anthropologie chrétienne officielle ! De ce point de vue, le strict positivisme, avec ses conséquences philosophiques matérialistes, est, au contraire, la condition absolue pour que la raison scientifique se réalise dans son projet de connaissance du monde.

Par ailleurs, affirmer qu'il n'y a de "culture véritable" que fondée sur la recherche de Dieu revient à confondre un souhait, accompagné d'un jugement de valeur subjectif et partial, avec l'intelligence théorique de ce qu'est la culture depuis des siècles et qu'elle continuera à être, et dont on s'étonne qu'un esprit de son niveau l'occulte ou l'ignore. La culture est là pour faire réfléchir l'homme sur sa condition, par-delà les différences qui séparent les hommes, et l'ouvrir à l'universel des invariants qui constituent cette condition : la vie, la mort, le temps, la liberté, etc. Et la pluralité des réponses qu'elle a jusqu'à présent apportées à ces interrogations philosophiques fait son prix inestimable.

TOTALITARISME IDÉOLOGIQUE

Le point de vue religieux (qui n'est d'ailleurs pas seulement catholique), avec ses valeurs propres, en fait partie et il a contribué historiquement à sa richesse, même s'il doit être soumis à la critique rationnelle, comme toute option intellectuelle. Mais réduire la culture à ce point de vue comme le fait Benoît XVI ou subordonner la réflexion humaine à ce qui reste une croyance parmi d'autres dont rien, au surplus, ne nous garantit la pérennité, reviendrait à lui imposer une norme a priori et à en limiter la liberté comme l'ambition : le totalitarisme idéologique n'est pas loin, que l'histoire de l'Eglise officielle, de l'Inquisition aux intrusions dans le domaine des arts, a malheureusement illustré.

Enfin, il y a cette idée initiale, mais en réalité essentielle, qui définit la matrice de l'engagement religieux tel que le pape tente de le porter à son comble : l'affirmation clairement morale ou existentielle selon laquelle la vraie vie se trouve dans la recherche et la connaissance de Dieu, dans la foi elle-même, que "cela seul est important et sûr". Pour qui a lu et compris Nietzsche, mais aussi Marx ou Feuerbach, cela ne signifie qu'une chose : la religion repose sur la négation ou la dévalorisation de la vie terrestre, de ses désirs et de ses plaisirs, donc des seules formes de bonheur dont un esprit lucide puisse être sûr et dont il doit par conséquent affirmer l'importance ; elle constitue une force de mort qui nous demande d'anticiper la mort dans la vie en sacrifiant celle-ci à un au-delà improbable.

Du coup, les références du porte-parole officiel de l'Eglise catholique à l'homme ou à l'humain sonnent étrangement creux : que peut être un humanisme qui ne commence pas par se soucier de la condition concrète des hommes ici-bas ? Le pape, à ce niveau, se situe dans l'optique de son encyclique sur l'Espérance, où il polémique avec l'humanisme athée apparu au XIXe siècle et contemporain de l'avènement des sciences humaines, qui entend recentrer l'homme sur lui-même et l'aider ainsi à humaniser sa condition. Cette profession de foi méfiante à l'encontre des forces de l'homme et de la valeur de son existence terrestre est pour moi désolante... parce qu'elle est un facteur de désolation réelle : elle empêche l'homme d'embellir sa vie en agissant concrètement en et sur elle.

Certes, il n'est pas question de mépriser ceux qui ne sont pas satisfaits de la condition humaine et se consacrent à y trouver une échappatoire. Mais les y inciter avec tout le poids d'un magistère institutionnel, c'est les détourner de l'effort millénaire que la raison philosophique, scientifico-technique et politique a déployé pour contribuer au bonheur humain hic et nunc. C'est, sous couvert de l'espoir d'un bonheur supérieur, prendre le risque d'alimenter le malheur effectif de l'humanité. Aucun intellectuel progressiste ne saurait l'accepter.


Yvon Quiniou est philosophe, auteur d'"Athéisme et matérialisme aujourd'hui" (éd. Pleins Feux, 2004).
article repris du site du Monde
Par Denis - Publié dans : Spiritualité & Religions - Communauté : Religions en toute liberté
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 11:13

Voici une vidéo des casseurs de pub sur des gens qui appliquent le principe "faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais" !
Par Denis - Publié dans : Écologie - Communauté : Ecologie par blogs
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 20:47

Appel autour de la venue de Benoit XVI en France du 12 au 15 septembre.

Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l’idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.

En tant que chef d’un État, Benoît XVI ne mérite guère l’enthousiasme d’une démocratie laïque et égalitaire.
À la tête d’un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l’Organisation de la Conférence islamique.

En tant que leader religieux, Benoît XVI est un pape ultraconservateur et liberticide. Sa vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l’Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l’esprit moderniste de Vatican II. Il n’y a vraiment pas là matière à révérence. Mais c’est l’affaire des croyants.

En tant que citoyens laïques, notre vigilance est ailleurs. Nous tenons à profiter de cette visite en France pour dire et redire notre refus de la « laïcité positive », un terme utilisé par Benoît XVI puis revendiqué par Nicolas Sarkozy, dans son livre « La République, les religions et l’espérance », et plus encore dans ses discours présidentiels de Latran et Ryad.

Comme l’immense majorité des Français, nous sommes attachés à la laïcité sans adjectif. C'est à dire à une laïcité qui distingue bien la sphère de la puissance publique de la société civile et de la sphère privée. Cette séparation tient sagement à distance le politique du religieux, dans l’intérêt des deux.

Nous refusons l’évolution de cette laïcité vers une religion civile à l’américaine, le subventionnement public des lieux de culte, ainsi que l’assouplissement de la vigilance envers les sectes.

Nous appelons au contraire à une vigilance vis-à-vis de tous les intégrismes. Cette vigilance passe par une revalorisation du lien social sur un mode laïque, un soutien aux associations de quartier luttant pour le vivre ensemble et la défense de l’école publique. Nous le disons sans détour : dans la transmission des principes de la République, le curé, le pasteur, le rabbin ou l’imam ne pourront jamais remplacer l’instituteur.

Nous ne pensons pas, comme le chef de l’État, que le plus grand mal des banlieues soit d’être devenues des « déserts spirituels », mais d’être devenues des ghettos souffrant d’un ascenseur social bloqué, de la flambée des prix immobiliers, du recul des services publics et du manque de mixité sociale.

Nous n’avons pas la prétention de croire, comme lui, que « Dieu est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme ». Mais nous sommes sûrs d’une chose, pour fondamentale qu’elle soit, la question spirituelle ne nous semble pas relever des missions du chef de l’État, dont le rôle est plutôt de s’occuper de la question sociale.

Si le catholicisme fait incontestablement partie du patrimoine culturel de la France, la France n’est plus la « fille aînée de l’Église » depuis quelques siècles déjà, mais une République séparée des Églises. Son objectif n’est pas de veiller à ce qu’un plus grand nombre de Français croient mais vivent mieux, toujours plus libres et plus égaux, ensemble. Telle devrait être la mission que se fixe un président de la République. Telle est notre espérance.

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Par Denis - Publié dans : Politique - Communauté : Religions en toute liberté
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