Tempus fugit

"Jour après jour la boite à jours
se vide...
qu'est-ce qui va rester de nous ?"
-Maxime Le Forestier-

Ce blog est une manière de garder trace, même si la trace pâlit, s'estompe et finira un jour par s'effacer.

En ce moment je lis :



 - Storytelling
La machine à fabriquer
des histoires et à formater
les esprits
de Christian Salmon

- Le Gène égoïste
de Richard Dawkins

Lectures à venir :
- L'Ogre de l'espace
de Gregory Benford
- Les amants du Spoutnik
d'Haruki Murakami
- La condition inhumaine
Essai sur l'effroi technologique
d'Ollivier Dyens
- L'Homme, le Bien, le Mal
d'Axel Kahn
et Christian Godin

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Vendredi 2 mai 2008


Les divers commentaire à mon article sur "L'origine des croyances", et que leurs auteurs en soient remerciés, m'amènent à préciser ma vision des rapports que les croyances religieuses entretiennent avec la mort. À cette occasion, je préciserai en quoi je considère qu'une approche débarassée de tout préjugé religieux et de toute superstition et croyance en des forces surnaturelles me semble préférable pour aborder la finitude de toute existence biologique individuelle, fut-ce celle de primates qui comme nous se pensent supérieurs.

Attention, cet article peut contenir
des morceaux d'athéïsme
risquant de choquer
les esprits religieux étroits !
« A quoi tu penses donc, laquelle as-tu choisie
Des ruses que les hommes ont trouvées jusqu'ici
Pour rendre la mort moins cruelle ? »
Maxime Le Forestier - La Visite

Dans sa chanson "La Visite" Maxime Le Forestier, en visite sur la tombe de Geoges Brassens à Sète s'adresse au poète et chanteur décédé. Survie de l'âme dans un hypothétique "monde des esprits", réincarnation, transmigration, résurrection à la fin des temps, de nombreuses croyances dans différentes traditions culturelles parlent des chemins que nous empruntons pour ruser, feinter avec l'idée de notre finitude et nous en accomoder. Certains animaux peuvent sentir la mort venir, le primate humain seul se sait mortel.

Je ne défends pas la thèse selon laquelle la peur de la mort est la source unique du phénomène religieux. Je crois seulement que cette peur, avec d'autres (peur de la nature, des éléments, des prédateurs) joue un rôle majeur à la fois dans la naissance des religions mais aussi dans la manière qu'elles ont de se maintenir.

Depuis les temps les plus immémoriaux des débuts de l'humanité nous avons élaborés des stratégies fort astucieuses permettant de nous accomoder du fait d'être conscients que la vie somme toute n'est qu'une maladie mortelle sexuellement transmissible. Nous sommes des singes bavards qui adorons nous raconter des histoires. Plus encore, nous aimons par dessus tout croire aux histoires que nous nous inventons, et parmi ces histoires, celle qui dit que notre conscience, notre esprit ou notre supposée âme - qui nous distinguerait des animaux - survit à la mort, perdure même quand toute activité biologique a depuis longtemps cessé dans la moindre de nos cellules, cette fable là, même dénuée de tout fondement rationnel et de confirmation scientifique beaucoup d'entre nous y sont encore viscéralement attachés. Ces histoires se sont croisées avec d'autres qui parlent de nos origines et de celle du monde qui nous entoure et dont nous faisons partie, diverses cosmogonies et mythes fondateurs. Des histoires qui surtout donnent sens, ordonnent, rendent déchiffrable le monde et nous mêmes ; des histoires faites aussi pour nous dire comment bien nous comporter dans ce monde et les uns avec les autres, des histoires avec une morale.

Nos religions ne sont rien d'autre que des cathédrales construites avec ces histoires, témoignages et inventions mêlées, angoisses peurs et espoirs cimentant le tout. Ce sont des oeuvres d'art communes à toutes les cultures humaines et à ce titre elles sont précieuses. Cependant, depuis que ces histoires existent, certains doutent de leur véracité et surtout de leur pertinence. Je n'ai rien contre les histoires inventées, même les plus absurdes et les plus folles, elles sont souvent fort divertissantes, elles donnent même souvent à penser et à réfléchir ce qui est toujours une bonne chose, à l'instar des histoires de Science-Fiction que j'affectionne tout particulièrement.

Pour raconter l'histoire du monde, de l'univers, celle de la vie sur cette Terre et celle de l'homme nous avons maintenant de bien meilleures histoires que celles qui ont été le fruit de l'invention de nos ancètres. Ces histoires sont patiemment construites par différentes branches des sciences en usant de méthodes rationnelles d'investigation et en soumettant ces histoires au crible de la réalité des faits. Ces histoires tirées de théories scientifiques ne sont pas seulement meilleures parce que plus cohérentes que celles des différentes religions, elles sont d'une autre nature. Il y a une différence essentielle entre le récit de la création du monde dans la mythologie maya, scandinave, ou biblique et  l'histoire de l'univers depuis le Big Bang
telle que peut l'établir l'astrophysique et la cosmologie scientifique moderne. Les théories scientifiques ont un pouvoir explicatif et prédictif. Les faits d'observation peuvent les confirmer ou les infirmer, ce sont des vérités scientifiques. À ce titre on peut les tester et si elles s'avèrent erronées on les perfectionne et on les fait évoluer, ou on en change, c'est le travail des chercheurs.

Les histoires que les religions racontent sur la vie dans un au-delà de la mort hypothétique, leurs spéculations sur l'existence de puissances divines supranaturelles qui interviendraient dans nos vies, dans la nature et sur la matière, ces histoires, aussi belles, bien construites et pleines de sens soient elles, philosophiquement ne sont qu'inventions et fariboles, contes pour faire se tenir sages et aider à s'endormir des enfants agités qui ont peur du noir.

Seulement l'humanité a grandi depuis l'époque où elle se sentait apeurée, faible et menacée dans un monde plein de forces qu'elle ne comprenait pas. Malheureusement nous nous accrochons à nos anciennes béquilles religieuses. Parfois absurdement et férocement nous nous foutons sur la gueule parce que nous ne nous raccrochons pas à la même marque de béquille. Il serait préférable de grandir un peu et de réaliser que nous n'avons plus besoin de béquilles divines ni pour regarder en face notre condition de mortels, ni pour nous comporter humainement et fraternellement avec tous les membres de notre propre espèce !
par Denis publié dans : Spiritualité & Religions communauté : Religions en toute liberté
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Samedi 26 avril 2008
J'aime la Science-Fiction depuis que je suis en âge de lire. Sous toutes ses formes, cinématographique ou littéraires, bande dessinée y compris elle participe à mes moments de détente et j'y trouve une source toujours renouvelée de réflexion sur le monde, nos sociétés humaines et leurs évolutions.

Orson Scott Card est un écrivain célèbre, américain et mormon d'origine, un maître du genre dont l'une des oeuvres majeures est la "saga d'Ender". Dans le deuxième tome de la série, "La voix des morts", on trouve ceci :

La langue scandinave définit quatre types d'étrangers. Le premier est celui qui vient d'ailleurs , ou utlänning, l'étranger que nous considérons comme un être humain, mais qui vient d'un autre pays ou d'une autre ville. Le deuxième type est le framling.(...) C'est l'étranger que nous considérons comme humain mais qui vient d'une autre planète. Le troisième est le raman, l'étranger que nous considérons comme humain mais qui appartient à une autre espèce. Le quatrième type, le varelse, recouvre ce qui nous est véritablement étranger et s'applique à tous les animaux, avec qui la conversation n'est pas possible. Ils vivent mais ne peuvent saisir les causes ou les objectifs qui les font agir. Peut-être sont ils intelligents, peut-être sont ils conscients, mais nous ne pouvons pas le savoir.

C'est pour ce genre de pépite que j'aime la SF. Parce que ça invite à réfléchir et à se demander si nous aussi, à notre manière nous ne nous référons pas à une sorte de hiérarchie de l'exclusion. Surtout, on peut se demander si fonctionner dans ses relations aux autres avec une telle grille de classement est pertinent. Certains, qui préfèrent leur cousin à leur voisin et leur voisin à un étranger (à condition que le voisin ait la même couleur de peau que la leur) abusent franchement à mon sens d'une forme perverse de hiérarchie de l'exclusion.

J'aimerais pour conclure laisser parler O.S. Card par l'entremise de son personnage principal, qui dit ceci en exergue au premier chapitre :

Comme nous ne sommes pas encore tout à fait habitués à l'idée que les habitants du village voisin sont aussi humains que nous, il est présomptueux à l'extrème de supposer que nous pourrons un jour considérer des créatures sociales, utilisant des outils et issues d'une évolution distincte de la nôtre non comme des animaux mais comme des frères, non comme des rivaux mais comme des compagnons de pélerinage sur le chemin du sanctuaire de l'intelligence.
Néanmoins, c'est ce que je vois, ou espère voir. La différence entre raman et varelse n'est pas inhérente à la créature qui est jugée mais à celle qui juge. Lorsque nous déclarons qu'une nouvelle espèce est ramane, cela ne signifie pas qu'elle a franchi le seuil de la maturité morale, cela signifie que nous l'avons franchi.

Qu'attendons-nous pour reconnaitre au moins les chimpanzés et les dauphins comme raman ?
par Denis publié dans : Réflexions communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Mercredi 23 avril 2008
"L'idée dangereuse de Darwin" est la traduction littérale du titre original d'un ouvrage de Daniel Clement Dennett, paru en 1995 chez Simon & Schuster, et en français, dans la traduction de Pascal Engel en 2000. Le sous-titre est éclairant : l'évolution et les sens de la vie. Vous avez bien lu : les sens. La vie n'en a pas qu'un, et les significations que l'on peut tirer de l'observation de la vie à la lumière de la grande idée de Darwin quand on est un philosophe des sciences de l'envergure de Daniel Dennett sont multiples.

Pour qui et pourquoi est-elle dangereuse cette idée de Darwin et avant tout en quoi consiste-t-elle ? Dans son livre "L'origine des espèces" publié pour la première fois il y a bientôt cent cinquante ans, Darwin a avancé l'idée que l'ensemble de la diversité et de l'unité du monde vivant, des plantes aux bactéries en passant par les primates et les champignons, pouvait s'expliquer par un mécanisme relativement simple faisant évoluer une espèce nouvelle d'une espèce plus ancienne (le principe de descendance avec modification) par le jeu de ce qu'il a appelé la sélection naturelle. Dennet reformule finement la "sélection naturelle" comme un processus mécanique, aveugle, un algorithme, qui explique comment par accumulation de petites modifications et le jeu de divers mécanismes amplificateurs (qu'il nomme des "grues") on obtient l'étonante diversité des formes de vie existant de nos jours.

Cette idée est dangereuse pour tout ceux qui pensent que l'évolution ne peut être totalement expliquée par des mécanismes fussent-ils algorithmiques et qu'il faut "quelque chose d'autre". Ce "quelque chose d'autre" qui ne soit pas une grue, Dennett l'appelle "crochet céleste". Méthodiquement, tout au long de ce livre, il s'applique à réfuter une à une les diverses objections que les chercheurs de crochets célestes - dont les partisans du Dessein Intelligent
sont un des derniers avatars - ont avancées pour essayer de contenir la progression de l'idée dangereuse de Darwin. Il y parvient avec brio, finesse, intelligence et même pas mal d'humour ce qui ajoute encore au plaisir du lecteur.

Les détracteurs de Darwin n'ont pas changé depuis bientôt cent cinquante ans que "L'origine des espèces" est parue. Ce sont toujours ceux qui ne supportent pas l'idée que notre espèce humaine avec toutes ses merveilleuses qualités d'habileté, de langage d'intelligence, soit le fruit - comme toutes les autres espèces vivantes - d'un mécanisme complexe certes mais pas divin pour un sou d'évolution par "sélection naturelle". Reconnaitre la justesse scientifique de la théorie darwinienne telle que les biologistes de l'évolution la formulent aujourd'hui n'empèche pas d'apprécier le récit de la Genèse. Au contraire on peut maintenant l'apprécier à sa juste valeur, celle d'un mythe, qui certes peut encore porter du sens aujourd'hui mais assurément plus un sens littéral. Il est devenu beaucoup plus difficile après Darwin et ses successeurs de croire de manière naïve à un Dieu créateur.

par Denis publié dans : Lectures communauté : Religions en toute liberté
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Mardi 15 avril 2008

La Mission Interministérielle de l'Effet de Serre communique ceci :


L'élaboration d'un régime multilatéral sur le climat au-delà du Protocole de Kyoto  est un des enjeux majeurs de la diplomatie internationale en cours et à venir. L'éventail élargi des discussions a pour contrepartie l'introduction du sujet des changements climatiques dans plusieurs forums à l' intérieur même des  Nations Unies, comme en parallèle de celui-ci  .

La Rencontre des économies majeures Energie-Climat  (MEM) est une occasion utile pour faire progresser les efforts internationaux de lutte contre les changements climatiques .

La troisième édition se tiendra à Paris les 17 et 18 avril prochain et sera précédée d'un atelier sur les approches sectorielles . Les discussions des 16 pays qui participent à cette rencontre et qui totalisent environ 80% des émissions mondiales de CO2 contribueront à l'objectif de parvenir à un accord multilatéral onusien sur le prochain régime au plus tôt, de façon à assurer son adoption en 2009.

[En savoir plus]


par Denis publié dans : Écologie communauté : Ecologie par blogs
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Dimanche 13 avril 2008
Un vendredi 13 à 5 heures.
Ce jour-là j' pèt'rai mon cockpit
Dans la barranca del muerto
Avec ma terre promise en kit
Et ma dysenterie en solo
Et les anges de la dernière scène
Viendront s'affronter à ma trouille
Passeport, visa, contrôle des gènes
Et radiographie de ma chtouille.

-Hubert Félix Thiéfaine-

Le numéro 3293 de Témoignage Chrétien
dans son dossier sur "les nouveaux athées" (dont je vous parlerai à l'occasion) cite Michel Onfray : "Dieu existe, mais comme une fiction rendue possible par l'angoisse existentielle". Cette angoisse c'est la "trouille" dont parle Thiéfaine. Pour être clair c'est la peur de la mort.

L'explication n'est pas nouvelle, ce qui ne la rend pas moins juste. Penser à la mort, penser à sa propre mort, essayer d'imaginer l'extinction définitive de sa propre conscience peut susciter légitimement l'angoisse, la peur, la panique.

C'est l'exemple même d'une idée impensable : Penser la fin de la pensée, imaginer la disparition de l'imagination qui aura été la sienne, se dire que cette perspective qui nous est propre, celle que nous avons grâce à cet assemblage savant de protéines, d'eau et de sels minéraux divers, de glucides  et de lipides, tout ce que sont nos corps, nos os, muscles et cellules nerveuses, ces gros tas de noeuds neuronaux qui nous servent à penser et que nous nommons cerveaux, nous servir de tout cela pour imaginer la fin de tout cela est une forme de retour sur soi-même assez difficile et les précautions, les circonlocutions et les atermoiements ne sont pas de trop pour aboutir à l'idée qu'en fin de compte c'est tout à fait impossible à penser. Il serait logique que ce qui sert à penser ne puisse penser la fin, l'arrêt, l'absence de pensée.

Question : Si nous nous considérons comme des machines émettrices et réceptrices de pensées. Que peut bien être un émetteur qui cesse définitivement d'émettre ?

Réponse : un tas de ferraille fils et transistors. Promis à la rouille et/ou au dépeçage. Pour fabriquer quoi avec les éléments dépecés ? Et puis d'abord qui dépèce et qui réassemblera peut-être ? Y a-t-il même un dépeceur-réassembleur ou cela ne se fait-il pas plutôt automatiquement, par un processus de recyclage, fabrication et destruction des émetteurs-récepteurs.

Bien sûr, suivant une optique naturaliste, matérialiste, je considère la conscience comme une propriété émergente des systèmes nerveux et la conscience humaine comme la propriété émergente de notre système nerveux muni de l'avantage redoutable de permettre le développement du langage. Un animal tout comme nous peut avoir peur de la mort si celle-ci est imminente et se manifeste par la griffe ou la gueule proche d'un prédateur. Un animal peut être affecté par la mort d'un congénère et montrer des signes comportementaux que l'on peut parfaitement mettre en parallèle avec les nôtres dans une situation similaire. L'immense avantage que nous avons sur les animaux est que, grâce au langage, nous pouvons nous abstraire du présent, nous projeter en pensée dans l'avenir et l'abstraction, réfléchir et raisonner. L'humanité dans ses début a d'abord raisonné comme une casserole (si vous me pardonnez l'expression) en mêlant pensée magique et superstitions, cherchant à contrevenir l'idée insupportable de la mort par l'invention de rites divers et de croyances variées parlant d'autres mondes, d'un au-delà de la mort.

C'est rassurant de réussir à se convaincre qu'une fois mort, on n'est pas vraiment mort, que quelque chose survit, une âme, un truc impalpable, un esprit. On se raconte et on s'invente des histoires à ce sujet et on mélange ça à des mythes cosmologiques sur l'origine du monde, à des idées que l'on se fait sur des puissances mystérieuses qui nous dépassent, souvent inspirées de forces de la nature. C'est dans ce terreau de croyances que sont nées les religions, bien avant que les grecs et les chinois commencent à philosopher.

Aujourd'hui, je ne pense pas que nous soyons beaucoup plus malins que nos ancêtres mais nous avons tout de même réussi à ne plus autant nous laisser impressionner par les forces de la nature, nous avons même commencé à les comprendre voire à les utiliser (parfois inconsidérément mais ce n'est pas le sujet ici). On en connaît beaucoup plus aussi sur la vie et ses mécanismes, aussi sur la mort et ses processus. La mort fait partie de la vie, elle se produit quotidiennement dans nos corps au niveau cellulaire. On peut toujours bien sûr se raconter de belles histoires qui parlent de paradis et d'enfer, de réincarnation ou de résurrection, de nirvâna et de fils de dieu qui aurait vaincu la mort, racheté nos péchés en ressuscitant le troisième jour, mais ces histoire n'ont plus de sens. On ne s'y raccroche plus que par habitude, par tradition et fidélité aux illusions de nos prédécesseurs. On s'y raccroche parce que la mort nous fait toujours peur et que les vieilles recettes de la religion pour conjurer cette peur marchent encore pour peu qu'on soit peu regardant sur l'incohérence et l'irrationalité des doctrines, des dogmes et du discours. Le problème c'est que reconnaître cela c'est reconnaître cette peur et devoir alors l'affronter en face.

Comme j'ai commencé ce billet par une chanson, j'aimerais le clore en citant
Georges Brassens, un chanteur qui selon ses propres mots a souvent semé des fleurs dans les trous de nez de la Camarde :

"la mort est naturelle, et le Grand Pan est mort !"
par Denis publié dans : Spiritualité & Religions communauté : Religions en toute liberté
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